Kamila Loïodice
Psychologue clinicienne à Rousset
 
Kamila Loïodice, Psychologue clinicienne à Rousset

La prise en charge du trauma

La prise en charge du trauma.

En fonction de l'intensité d'un vécu potentiellement traumatisant, de la vulnérabilité de chacun mais aussi du contexte, chaque personne peut être impactée psychiquement de manière différente par une agression physique ou morale, un accident, une catastrophe naturelle, un deuil, un cambriolage...

On parle de traumatisme psychologique quand un ou plusieurs évènements vécus provoquent chez une personne un dépassement intense de ses ressources psychiques et une charge émotionnelle intense, difficile à contrôler.

Ce dépassement mobilise chez une personne l'ensemble du fonctionnement anatomique, sociale, cognitif et peut s'exprimer par les troubles d'appétit, du sommeil, de l'humeur avec une risque suicidaire important et pouvant aller jusqu'au développement des maladies somatiques ou d'un trouble psychotique. Le patient est souvent contraint de revivre  le traumatisme à travers les cauchemars et a du mal à orienter ses idées vers autre chose une fois réveillé. C'est comme s'il ne pouvait s'abriter nulle part de son trauma, de plus ses manières habituelles de se ressourcer  ne fonctionnent plus: une activité agréable, l'empathie d'un ami, la présence de la famille, la bonne situation matérielle ne sont parfois plus suffisantes pour dépasser l'impact de ce vécu difficile. 

Quand on vit un traumatisme le facteur le plus important est le temps: plus rapidement aura lieu la première consultation avec le spécialiste du trauma (psychologue, psychiatre, thérapeute) plus il aura des chances que la durée et l'intensité des troubles seront minimisées. Dans la gestion de mon cabinet je réserve un temps libre pour recevoir des personnes ayant vécu un trauma afin de proposer des rendez-vous le rapidement possible. 

Il arrive parfois qu'une personne "soignée" de son traumatisme rechute. Les études récentes disent qu'encore une fois c'est la rapidité de la prise en charge qui est importante. Le deuxième facteur permettent de réduire ce risque est la possibilité de faire une thérapie double c'est à dire médicamenteuse prescrite par un médecin et psychologique effectuée avec un psychologue. Pour ceci je n'hésite pas à orienter mes patients vers les autres spécialistes et former ainsi une équipe qui travaille en parallèle autour d'une personne en extrême souffrance. 

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